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Vous avez échappé au moustique tigre pendant les vacances, échapperez-vous à la FOMO à la rentrée ?

Vous avez échappé au moustique tigre pendant les vacances, échapperez-vous à la FOMO à la rentrée ?

C’est la rentrée, vous venez à peine de remiser vos tongs et de terminer la paperasse pour l’école de vos enfants, ils disposent donc de l’assurance scolaire obligatoire…, mais vous, êtes-vous bien vacciné contre la FOMO ? Si vous vous sentez déjà un peu soucieux(se), tendu(e) voire angoissé(e) par la quantité d’information à gérer dans les semaines qui viennent, cette « Une » est faite pour vous !

Il s’agit, en effet de votre session d’écologie mentale personnalisée contre l’ultra-connexion pour vous apaiser votre esprit et profiter au maximum de la vie et de vos proches… ailleurs que sur les réseaux sociaux.

La FOMO (Fear of Missing Out) ou peur de rater des informations importantes trouve son origine dans le comportement profondément social de l’homo sapiens… Ainsi, peu de gens échappent à la tentation de la promesse de relations sympathiques et constructives !

Dans ce contexte, les réseaux sociaux, les emails et autres systèmes numériques de communication représentent une source inépuisable et excessivement attrayante de stimulations, d’échanges et d’interactions sociales. Et c’est là que ce qui était censé être une richesse et un plaisir devient potentiellement une grosse source de stress et d’emmerdements (des tracas) !

En partie parce que la quantité d’informations à traiter sur les réseaux sociaux est monstrueuse et dépasse très largement les capacités de gestion de notre cerveau, ce qui, en soi produit de la fatigue et de la frustration, mais surtout parce que cet accès (trop) facile et omniprésent à des contenus ludiques et dynamiques rend leur consultation parfaitement grisante.

A tel point que l’interruption inopinée de ce flux constitue pour certains individus une source d’angoisse et de frustration d’autant plus insupportable qu’ils ne maîtrisent pas la cause de la déconnexion. Dans ces conditions, le besoin de se sentir appartenir à un groupe ou une communauté n’est plus satisfait. Pour ne pas risquer de se retrouver sans connexion et donc socialement exclues, les personnes qui souffrent de FOMO ont tendance à multiplier les flux d’informations et à se lancer dans une consultation compulsive de leurs réseaux qui représentent une source de plaisir immédiat.

Malheureusement cette pratique d’apaisement à court terme devient très vite envahissante. Elle consomme énormément de temps et de ressources mentales et empiète ainsi allègrement sur la « vraie » vie, rendant les personnes qui souffrent de FOMO particulièrement inattentives à ce qui se passe autour d’elles.

En outre, ce mécanisme est insidieux. Il s’instaure progressivement en flattant le circuit de la récompense immédiate dans le cerveau des personnes concernées (la recherche effrénée du « like », par exemple) créant une forme d’addiction dont il est ensuite très difficile de se départir.

Bien évidemment, nos usages numériques ne relèvent pas tous de la pathologie mais même à des doses plus raisonnables il peut être intéressant d’apprendre à mieux contrôler nos comportements vis-à-vis des flux digitaux en général et des réseaux sociaux en particulier.

Voici, en vrac, 9 règles de base pour nous désintoxiquer !

1. Diminuons les doses en commençant par exemple par supprimer les notifications associées aux statuts de nos messages. En d’autres termes, paramétrons nos applis pour ne pas recevoir de retours, likes ou autres commentaires relatifs à nos publications. Il s’agit d’une stratégie de persuasion : « moins de tentation = moins de connexion ».

2. Bloquons l’accès en rendant la diffusion et la réception des informations plus difficile voire totalement impossible !  La méthode est plutôt radicale, mais elle a le mérite d’être efficace : « pas de connexion = pas de connexion ! ». Bien évidemment, la déconnexion totale est à privilégier pour les cas d’addiction extrême, mais quelques périodes, mêmes courtes, de déconnexion temporaire s’avèrent particulièrement reposantes pour le cerveau, en particulier lorsque nous commençons à ressentir les effets du surmenage intellectuel ! Dans le même ordre d’idées, certaines applications peuvent être paramétrées pour se bloquer « automatiquement » en cas d’utilisation prolongée. Il s’agit alors d’un petit rappel à l’ordre numérique qui peut, pourquoi pas, nous donner l’impulsion nécessaire à un retour vers le droit chemin de la connexion raisonnée !

3. Choisissons mieux nos outils… Soyons réalistes, il y a  trop d’applis pour que nous soyons en mesure de tout utiliser et surtout de tout utiliser correctement. Donc soyons raisonnables et ne cédons pas systématiquement aux sirènes du dernier gadget arrivé sur le marché et à la boulimie du téléchargement. Posons-nous simplement la question sur ce dont nous avons réellement besoin pour communiquer, ce qui nous fait réellement plaisir en termes de contacts et d’informations… et éliminons ce que nous n’utilisons plus. Une règle à mettre en place « le téléchargement d’une nouvelle appli = la suppression d’une ancienne ? ».

4. Choisissons mieux nos contacts… Un peu de sélectivité ne nuit pas ! Interrogeons-nous sur nos pratiques et celles de nos contacts. Qui diffuse quoi et pourquoi ? Quel est l’intérêt intrinsèque des « posts » et autres informations proposées ? Quelles émotions positives ou négatives sont généralement véhiculées, dans quel état d’esprit ces informations me font-elles basculer ? Si, dans ce contexte, certains de mes contacts ne m’apportent rien de très constructif, pourquoi les conserver ?… Enfin, quelle est mon niveau de pression par rapport à ma participation aux discussions et aux échanges ? La passivité est-elle tolérée ou suis-je soumis à la pression d’interaction et de production de contenu ? Une règle vertueuse : « moins publier = moins générer de trafic.

5. Choisissons nos plages d’utilisation et de non utilisation… Il s’agit là de la règle de base. C’est nous qui devons décider quand nous faisons quoi ! Lorsque nous perdons ce contrôle là soit parce que l’environnement nous l’impose (notre chef ne supporte pas un délai de réponse supérieur à 12,5 secondes) soit parce que nous avons pris de mauvaises habitudes (je sors systématiquement mon smartphone de ma poche, dès que j’ai deux minutes de libre !), notre cerveau reste sous pression en permanence et nous augmentons fortement les risques de surchauffe mentale ! Et c’est la même chose les soirs et les week-ends lorsque les informations professionnelles, pas forcément pertinentes à ces moments, sont susceptibles de nous pourrir la vie sans que nous ne puissions vraiment réagir pour régler les problèmes. Bref, mieux vaut s’abstenir !

6. Faisons diversion… en continuant à pratiquer des activités non connectées. Difficile de répondre à ses messages en jouant au basket, par exemple ! Voyez la vidéo : Don’t text and play basketball 🙂

7. Soyons écolos… en devenant vraiment conscients du fait que nos usages numériques ne sont pas neutres en matière de réchauffement climatique et que le trafic généré associé au stockage d’une grande partie de nos données nécessite au final d’importantes capacités de refroidissement qui ne rendent pas négligeable l’impact écologique de nos petites discussions souvent insignifiantes !

8. Soyons exemplaires… puisque j’ai débuté cette « Une » par une allusion à la rentrée scolaire, posons-nous la question de l’image que nous renvoyons à nos enfants lorsque nous prétendons consulter 2mn nos emails les soirs à la maison ? Soyons honnêtes, ces 2mn ne durent jamais 2mn ! Alors comment garder des relations sympas avec nos proches et les aider à gérer leurs usages numériques, si nous même, nous nous laissons systématiquement accaparer par nos écrans ?

9. Cherchons surtout à comprendre ce qui se passe… et ne soyons pas dupes, il existe un modèle économique qui nous incite très fortement à rester connecté. En devenant plus conscients des mécanismes en jeu et donc en contrôlant mieux notre comportement vis-à-vis des réseaux sociaux et autres usages numériques, nous franchissons un grand pas vers la reprise de liberté.  Et là, bonne nouvelle, c’est ce que vous venez de faire en lisant cet article !

En tout cas, j’espère que cette lecture vous aura ouvert les yeux ou conforté dans votre pratique déjà raisonnable de la connexion ? Et n’oubliez pas que vous pouvez aussi utiliser votre smartphone pour vous reconnecter à vous-même, par exemple en essayant les micro-pauses My Mental Energy Pro qui vous permettront de régénérer efficacement tous vos neurones ! Vous pouvez également faire le point sur vos pratiques numériques et d’écologie mentale en réalisant notre auto-diagnostic d’écologie mentale.

Gaël Allain
Directeur scientifique de My Mental Energy Pro®

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