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Gérer ses ressources mentales, compétence clé du manager de demain

Gérer ses ressources mentales, compétence clé du manager de demain

Contribution de Jean-Christophe Beau et Gaël Allain, respectivement fondateur et Directeur Scientifique de My Mental Training Pro®.
En partenariat avec Business Digest.

Les futurs managers doivent faire preuve d’une gamme étendue de compétences : lucidité, créativité, coopération, communication, etc. qu’ils ne pourront déployer qu’à condition d’apprendre à gérer leur énergie mentale, et celle de leurs collaborateurs.

La liste des compétences attendues du manager 2020 est longue : flexible, coopératif, empathique, visionnaire, critique, multi-culturel, rassembleur et coach, entre autres ! Une large palette qui s’accompagne de la capacité à mobiliser rapidement des ressources humaines, techniques, émotionnelles et intellectuelles pour lui même et ses équipes pour identifier, analyser et exploiter des signaux (souvent) faibles. Toute qualité exigeant de pouvoir mobiliser ses ressources mentales à tout moment. Or comment faites-vous si vous êtes usé par la sur-sollicitation permanente, notamment digitale ?

Gérer ses ressources mentales, compétence première du manager de demain ?

 

Boites mails saturées, planning remplis de calls et réunions, open-space avec interruptions et bruits perturbant l’attention, cerveaux en surchauffe semi-permanente : comment rester lucide, à l’écoute, prendre du recul ? C’est pour cela que des experts comme Daniel Goleman, l’auteur à succès sur l’intelligence émotionnelle, Dr en Psychologie, voient dans la capacité à gérer et ménager son attention, à se reconcentrer et à se régénérer mentalement, une compétence « première », qui conditionne la réussite dans tous les domaines de la vie. Or des solutions existent pour faire face à l’accélération des flux, ne pas subir un traitement superficiel des informations, ni sombrer dans l’épuisement mental.

Infobésité : quand les ressources cognitives ne peuvent plus permettre de traiter l’information

 

L’écologie mentale consiste à établir des règles de gestion durable des ressources intellectuelles de manière à ce que l’offre en ressources cognitives soit en adéquation avec la demande en traitements d’informations. Ce concept fait directement référence à des travaux de recherche sur l’attention, la mémoire de travail et le mode de fonctionnement de base du cerveau.

Autre découverte récente, datant du début des années 2000 : le « mode par défaut » du cerveau. Elle est due, entre autres, au neurologue Marcus Raichle et ses techniques d’imagerie cérébrales qui ont permis de matérialiser la très forte activité du cerveau au repos, c’est-à-dire lorsqu’un individu rêvasse et laisse son esprit vagabonder. Les conséquences de ce « mode par défaut » en termes d’écologie mentale sont majeures : cette très forte consommation cérébrale au repos matérialise l’importance des traitements cognitifs réalisés lorsqu’un individu ne se concentre pas sur quelque chose de spécifique. Bref, aux moments où nous avons l’impression de ne rien faire, notre cerveau structure les informations en mémoire, crée de nouvelles connexions, digère des émotions. Ce qui ne peut se faire qu’à des moments privilégiés, notamment, à l’occasion de pauses. Mais pas des pauses où nous consultons nos emails ou les réseaux sociaux ! Voilà pourquoi les techno-addicts, y compris les digital native, sont plus touchés par des problèmes d’attention : leur cerveau n’a plus l’espace de régénération.

L’écologie mentale a un impact à court, et moyen terme, sur la performance

 

Deloitte, dans son rapport Global Human Capital 2016 Trends, attire l’attention sur les employés et managers « submergés », dépassés par les flux, en surchauffe. Or une compilation récente d’études sur la performance a révélé le lien fort entre performance du manager et santé psychique de ses collaborateurs : une bonne santé psychique autorise engagement, créativité, coopération, mais aussi moins d’absentéisme, moins de turn-over.
Conséquence : des équipes avec un plus haut niveau d’énergie mentale produiront plus, et
avec moins d’effort perçu.

Comment diffuser les compétences en écologie mentale dans l’entreprise ?

 

La mise en oeuvre de mesures d’écologie mentale pour les managers et l’ensemble des collaborateurs, passe par 3 étapes.
• La 1°ère étape est celle de la prise de conscience, puis de la communication et de la généralisation de la bonne discipline individuelle et collective pour préserver les ressources mentales.
• La 2° étape passe par la mise à disposition de ressources ponctuelles : micro-ressources de visualisation, stimulation mentale, ou régénération pour faire face aux situations les plus exigeantes. C’est ce que propose My Mental Training Pro.

Cette nouvelle brique de la Qualité de Vie – Mentale – au Travail émerge, avec l’enjeu du droit à la déconnexion, dans le prolongement des « Happiness Managers », chargés de veiller au climat de travail positif dans l’entreprise, indispensable au bon fonctionnement du cerveau. Et des écoles en pointe sur la transformation digitale, comme Grenoble Ecole de Management, en lien avec My Mental Training Pro, viennent même d’ajouter des cursus d’écologie mentale aux programmes des étudiants. Peut-être les futurs DRM, directeurs des Ressources Mentales ?

Alors, dans votre entreprise aussi, passez à l’écologie mentale pour améliorez votre
Qualité de Vie et celle de vos collègues mieux concilier bien-être et efficacité jour
après jour…

Quelques principes de base d’écologie mentale

 

Concentration → Savoir se concentrer reste une règle de base de la performance intellectuelle, mais consomme énormément de ressources mentales. En outre, la concentration se caractérise par une forte sensibilité aux interférences (accrue passée 40 ans). Savoir prioriser les tâches cognitives les plus exigeantes, se ménager des plages de travail sans interruption (grouper la lecture des emails en 4-5 fois par jour), ne pas réaliser de tâches en parallèles (multi-tasking) et faire des pauses régénérantes constituent le socle de l’écologie mentale. Une approche à la fois individuelle (autodiscipline) et collective. Par exemple, l’open-space doit absolument être accompagné d’une Charte d’écologie mentale, pour minimiser distraction et parasitages

Régénération → L’instauration d’une culture de la micro-pause représente un gage de maintien de la performance durable, en conservant des moments de divagation intellectuelle indispensables au bon fonctionnement du cerveau. A défaut, de véritable divagation, il est important d’intégrer des micro-pauses articulées autour de pratique de relaxation et/ou d’imagerie mentale durant lesquelles l’attention des pratiquants va être orientée de manière proactive sur des éléments choisis (respiration, images, mouvements, etc.). Indispensable pour regagner de la puissance intellectuelle.

Emotions → En lien étroit avec le concept de régénération, laisser du temps disponible à son cerveau via des micro-pauses consacrées à la visualisation lui permet d’encaisser plus facilement les émotions fortes et contribue à la stabilité émotionnelle indispensable au maintien d’un fort niveau de performance intellectuelle.

Relations → Un manager qui instaure un climat positif, sécurisant, optimise l’exploitation des ressources cérébrales. L’inquiétude ou un climat de rivalité gaspille des ressources mentales au détriment des tâches à accomplir. Dans ce cadre aussi la gestion des délais de réponse doit faire l’objet de règles explicites partagées.

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