S’inscrire à notre newsletter

Au volant… Soyons vigilants !

Au volant… Soyons vigilants !

Prenons comme point de départ ce slogan que l’on imagine assez facilement inscrit en lettres lumineuses sur un portique d’autoroute pour nous intéresser à la notion de vigilance.

En d’autres termes, quel est l’impact réel de ce type de message sur notre performance au volant d’un véhicule ?

Certes, nous pouvons apprécier cette petite attention qui peut, en outre, rompre un moment de monotonie sur notre trajet, mais que pouvons-nous faire concrètement de cette information ? Cela semble assez simple lorsque le message concerne notre vitesse, le port de la ceinture, la pression de nos pneus…, mais qu’en est-il de notre état de vigilance ?

Pour comprendre, effectuons un petit détour théorique pour préciser deux notions : la vigilance et l’attention soutenue.

  • La vigilance s’applique à des activités longues et plutôt monotones qui nécessitent la détection rapide d’évènements qui se produisent rarement ; la traversée d’un ornithorynque juste devant votre pare-chocs, par exemple*.
  • L’attention soutenue implique, en revanche, un traitement actif et prolongé sur les informations. Au volant, l’attention soutenue est engagée lorsque nous adaptons notre conduite au contexte dans lequel nous circulons (conditions météorologique, densité du trafic, sélection de trajectoire…).

En conduisant nous mobilisons donc d’un côté, une capacité « réflexe » à réagir en fonction de modifications impromptues dans notre environnement et de l’autre, une capacité d’attention « contrôlée » permettant d’adapter notre comportement aux objectifs du moment comme notre destination, nos horaires….

Par conséquent le slogan exact devrait être, « au volant, soyons vigilant-e-s et concentré-e-s » mais il est possible que cela ne tienne plus sur les portiques lumineux !

A ce stade, notons deux choses. La première est que si nous avons progressé du point de vue théorique sur les notions de vigilance et d’attention soutenue, nous ne savons toujours pas les mobiliser concrètement. La seconde est que ce qui est valable pour la conduite l’est globalement pour toutes les activités professionnelles impliquant vigilance et concentration.

Mais conservons l’exemple de la conduite qui est assez représentatif des difficultés auxquelles notre cerveau est confronté au quotidien. En effet, partager des ressources intellectuelles entre attention soutenue et vigilance s’avère être un exercice particulièrement délicat. Souvenez-vous de vos premières leçons de conduite !

Pour faire face, nous ne disposons que d’une seule solution, l’entraînement !

Constitué essentiellement de répétitions à l’image du pianiste reproduisant ses gammes ou du pilote d’avion testant ses réactions à des pannes sur simulateur…, l’entraînement à la conduite automobile a pour principal objectif de permettre au cerveau du jeune conducteur, d’automatiser progressivement des gestes et perceptions de base. Au final, conduire efficacement, c’est être capable de résoudre automatiquement, donc à moindre coût intellectuel, des problèmes et situations complexes.

C’est cette économie de ressources à la base de l’apprentissage de la conduite qui permet, au final, à notre cerveau de disposer de suffisamment d’énergie pour gérer à la fois les aléas (vigilance) et l’effort de concentration plus ou moins intense, en fonction, par exemple de l’intensité du trafic. En d’autres termes, c’est le fait de ne pas conduire en « pleine conscience » qui garantit, en grande partie, notre sécurité !

Pour autant, le mode automatique n’est pas infaillible et le renforcement de la vigilance ne peut pas se résumer à une question d’entrainement. Typiquement, si le mode automatique me permet de maîtriser efficacement mon véhicule, il s’avère plutôt incompétent pour sélectionner ma destination (sauf si je me déplace sur un trajet très familier) ! Idem lorsque nous conduisons dans des conditions inhabituelles ; présence de neige, conduite à gauche… Le risque (particulièrement important dans ces conditions exceptionnelles) est alors de freiner trop brusquement ou de nous engager automatiquement sur la mauvaise voie, avant que les circuits de contrôle de l’attention soutenue, plus lents, ne nous alertent sur l’erreur réalisée.

Alors quelle solution concrète pour répondre aux problématiques de vigilance ?

Eh bien, essentiellement une alternative consistant à placer le mode automatique sous contrôle d’objectifs déterminés en pleine conscience ! Le secret réside dans l’anticipation. Je ne cherche pas à contrôler tout ce qui m’arrive lorsque je suis au volant (cette activité constituerait un exercice d’attention soutenue à part entière !), mais je définis en amont et dans de parfaites conditions de sécurité et de gestion de mes ressources intellectuelles les règles qui vont conditionner le bon fonctionnement de mon mode automatique.

La méthode CO-PRO en général et l’exercice de renforcement de la vigilance au volant, en particulier, ont été développés spécifiquement pour cela.

Dans l’application My Mental Energy Pro, vous retrouverez différents exercices conçus pour vous aider à augmenter votre vigilance au volant.

  • La méthode CO-PRO appliquée à la conduite qui permet en moins de 50 secondes et en respectant un protocole strict, de renforcer la vigilance en mobilisant efficacement les ressources intellectuelles des conducteurs au démarrage afin de limiter la charge mentale en cours de parcours. Les ressources libérées peuvent ainsi être utilisées pour gérer les aléas.
  • Un kit d’urgence : l’ancrage respiratoire qui permet de rétablir le contact avec vos sensations corporelles et vos émotions.
  • Un exercice de cohérence cardiaque qui a pour objectif de diminuer le stress.

Bref, être vigilant au volant, c’est possible à condition de s’en donner les moyens.

*note : cette situation est vraiment très rare, surtout si vous circulez ailleurs qu’en Australie !

Article écrit par Gaël Allain, directeur scientifique de My Mental Energy Pro

No Comments

Sorry, the comment form is closed at this time.